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Le décès du Confrère Richard Beaudoin du ONR

04-02-2010

 HNE   
Le 4 février 2010

Chers Confrères, Chères Consoeurs ;

A mon grand regret je vous annonce le décès du Confrère Richard Beaudoin.  Je n’ai jamais rencontré Richard, mais après avoir lu sa lettre adressée à ses Confrères sur le Chemin de fer Ontario Northlands (ONR) après son diagnostic du cancer du pancréas en avril 2009, j’ai l’impression d’avoir une certaine connexion avec lui.  Il est tout comme les anciens travailleurs des chemins de fer de mon époque partout dans le pays.  Au nom de la Conférence Ferroviaire de Teamsters Canada, Division des préposés à l’entretien des voies, j’aimerais offrir mes condoléances les plus sincères à sa fiancée Deb Charyna, à sa fille Stephanie, à son fils Troy et au reste de sa famille, ses proches et ses amis.   

Les travailleurs et les travailleuses des chemins de fer, particulièrement les employés à l’entretien des voies ont toujours partagé un lien assez spécial.  Ils sont fiers d’être endurants et travaillants, dévoués et loyaux.  Ils complètent  leurs tâches et veillent sur leurs Confrères.  Nous sommes tous dans le même bateau et sommes les seuls a réaliser l’impact du métier sur nous et nos familles.  Nous nous connaissons; nos femmes et nos enfants qui sont présents dans nos pensées tous les jours quand nous veillons les uns sur les autres.  J’ai choisi d’ajouter la lettre de Richard parce qu’il exprime très bien ce sentiment.  J’ai même dû refouler des larmes; je suis moi aussi in ancien travailleur de chemin de fer.

A : Tous les Confrères et toutes les Consoeurs à l’Entretien des voies

Le 8 avril 2009

Cela fait vingt-cinq ans que je travaille avec de nombreux Confrères et j’ai toujours partagé mes  pensées, mes sentiments et mes émotions avec eux.  J’aimerais prendre le temps de partager avec vous personnellement mon plus récent bilan de santé.
J’ai été diagnostiqué avec le cancer du pancréas; je voulais vous en faire part moi-même.  J’ai apprécié votre amitié et votre fraternité dans le passé et j’aimerais vous demander, à l’avenir, de continuer à l’offrir.
Je sais que plusieurs d’entre vous passez par Temagami pour le travail; si jamais vous voulez vous arrêter, je serais heureux de vous voir  et d’avoir  les dernières nouvelles.  Mon adresse se trouve ci-haut et n’hésitez pas à me téléphoner ou de venir faire un tour.

Prenez soin de vous,  travaillez en toute sécurité, et veillez toujours les uns sur les autres, vos Confrères.

Votre Confrère,
Richard Beaudoin

Le texte qui suit a été rédigé par la fiancée du Confrère Beaudoin, Deb.  Il s’agit d’une histoire propre à Richard à laquelle plusieurs travailleurs des chemins de fer, surtout ceux sur l’ONR peuvent s’identifier.
Richard a commencé à travailler sur le ONR pendant l’été 1984 sur une équipe surnuméraire.  Au cours de ses vingt-cinq ans au ONR, Richard a tenu plusieurs postes; avec plusieurs ‘confrères’ dans plusieurs villages.  Il adore son emploi; travailler dehors, le plaisir de la camaraderie de ses collègues et  la chance de pouvoir observer la beauté de la nature à tous les jours.

Un des souvenirs les plus comiques dont Richard se rappelle clairement est relié à la nature et aux animaux  que nous voyons sur les voies aussi bien qu’aux désagréments que nous devons endurer.  Un jour de printemps en approchant l’embranchement à Otter, Richard avait besoin d’aller aux bécosses.  Une fois terminé, il a ouvert la porte de la cabine et a surpris un énorme ours noir qui s’était installé entre lui et le véhicule rail-route.  Pour tenter de faire bouger l’ours, Richard a tout simplement frappé sur la fenêtre et de vive voix lui a demandé de se tasser;  il devait avoir un lien particulier avec cet ours, parce qu’à sa grande surprise, l’ours s’est tout simplement retourné, lui a jeté un coup d’œil et s’est tranquillement levé pour se frayer un chemin.  Ce n’est pas le seul animal sauvage que Richard et nous tous avons la chance de voir; c’est un petit avantage de notre travail.

Richard a deux enfants; une fille Stephanie et un fils Troy.  Au cours de la dernière année et demie, il avait trouvé l’amour avec Deb, qui allait devenir sa femme.

Je suis certain que nous pouvons tous nous reconnaître dans cette histoire et  en avons tous une nous aussi sur la beauté et la misère qui font partie de notre emploi.  La fraternité que nous partageons nous épaule bon temps  mauvais temps et  nous la partageons ensemble et avec nos familles.

Le cancer du pancréas, comme plusieurs autres cancers peut être traité avec des résultats divers, selon un dépistage rapide.  Dans le cas de Richard, il a été diagnostiqué assez tard et la maladie a progressé très rapidement par la suite.  Son décès, quoique très triste, peut servir pour nous rappeler de nous faire examiner régulièrement à la fréquence recommandée par notre médecin pour notre groupe d’âge.  Ceux qui sont à risque élevé devraient être examinés pour le cancer encore plus fréquemment.  Le résultat pourrait être plus favorable.

La plus part d’entre nous avons été affectés par le cancer d’une manière ou d’une autre.  Nous connaissons tous quelqu’un qui a eu une expérience avec cette maladie terrible.  Pour ceux qui aimeraient aider la lutte contre le cancer, nous vous encourageons à faire un don à la Société canadienne du cancer. Vous pourriez le faire en souvenir de Richard.  Ou simplement pour des raisons personnelles.

En sympathie et en toute solidarité,

Ross Terry
Vice président
CFTC DPEV