Chers Confrères, Chères Consoeurs;
Bob L’Henaff est décédé le 26 janvier 2010 à l’âge de 50 ans. Au cours de ses trente (30) ans de travail au CP il a occupé presque tous les postes imaginables, même celui de superviseur. Dans mes souvenirs les plus clairs je le vois opérer la grue dans la division de Shuswap, aux fêtes de Noël et aux barbecues. Nous étions proches à l’époque mais au fil des années nous nous sommes perdus de vue à cause de l’écart géographique entre nous. C’est pour moi une vraie perte. Comme pour tous les travailleurs de chemin de fer, la vie de Bob a connu des hauts et des bas…. des périodes faciles et d’autres plus difficiles, des amitiés profondes et quelques ressentiments. Mais il aimait sa famille et ses amis, et on l’aimait profondément en retour. On s’ennuie de toi, Bob. J’espère que Dieu t’a permis de trouver la paix qui t’a parfois échappée ici mais que tu méritais néanmoins.
Le 8 février 2010 nous avons aussi perdu Bob Brown. À 54 ans, Bobby était a quelques semaines de sa retraite après plus de trente (30) ans au CP. Il prenait graduellement du recul au niveau de sa carrière comme conducteur de véhicules EV-EBEV à Lethbridge, AB, lorsqu’il périt doucement en soirée lundi dernier.
Vice-président Ross Terry, un de ses plus proches amis va être le maître de cérémonie lors de la Fête de la vie de Bob Brown à la légion de Lethbridge, vendredi le 19 février à 16h, et va rendre un hommage sur le site web par la suite.
Un autre bon ami, Brian Wilson a partagé l’histoire qui suit pendant un service commémoratif que nous avons tenu en 2005 pour un Confrère qui a été tué au travail. D après lui, l’auteur est inconnu; sa grand-mère lui en a fait cadeau il y plusieurs années déjà.
Je pense souvent aux paroles de Brian; elles reflètent la solidarité dans notre Syndicat, elles s’appliquent si parfaitement au travail que nous exécutons, elles décrivent bien les amitiés que nous partageons, et elles nous aident à gérer toutes nos pertes. J’y pense très souvent ces temps-ci … et j’ai donc demandé à Brian si je pourrais partager le texte suivant avec vous.
Je ne peux jamais penser à cette analogie et sans penser à tout ce que nous possédons et tout ce que nous avons perdu et que, d’une manière ou d’une autre, en nous tenant ensemble unis, tout finit toujours par bien s’arranger. Tu me manques, Gary.
Continuez de veiller à votre sécurité, demeurez forts et restez unis.
Bill Brehl
L’histoire de l’oie
L’automne prochain, quand vous allez voir les oies se diriger vers le sud pour l’hiver, en formation V, pensez à cette découverte scientifique; quand une oie bat des ailes, le courant qu’elle crée sert à rehausser l’oie derrière elle.
Ce vol aligné en forme de V crée pour le groupe tout entier une portée d’ au moins 71% de plus que si chaque oiseau volait à lui seul.
Les gens qui sont sur la même voie et qui partagent un sens communautaire peuvent atteindre plus rapidement et plus facilement leur but, parce que pour progresser, il peuvent s’appuyer les uns les autres et puiser des forces de l’élan qu’ils créent conjointement.
Quand une des oies sort de la formation elle ressent immédiatement la résistance et l’opposition de l’air parce qu’elle vole seule… et elle reprend alors rapidement sa place dans la formation pour profiter de la force de relèvement de l’oie devant elle.
Le bon sens des oies nous prouve que nous devons rester alignés avec ceux partagent nos idéaux et qui tentent ensemble d’atteindre les mêmes buts.
Quand l’oie qui est en tête se fatigue, elle retourne à l’arrière de la formation et une autre oie prend sa place.
Comme les oies qui se dirigent vers le sud, il est judicieux pour chacun d’entre nous, à tour de rôle, d’exécuter les emplois difficiles.
Les oies cacardent à l’arrière de la formation pour encourager celles qui sont à l’avant à maintenir leur vitesse.
Et que disons-nous quand nous cacardons en arrière-plan?
Enfin… et ceci est important, quand une oie se fatigue ou qu’elle est blessée par un coup de fusil et qu’elle tombe et perd sa place dans la formation, deux autres oies vont la suivre pour l’aider et la protéger. Elles restent avec l’oie blessée jusqu’au moment ou elle peut de nouveau voler ou jusqu’à sa mort. Et ce n’est qu’à ce moment-là qu’elles vont repartir seules ou avec une autre formation afin de rattraper leur groupe.
Si nous avons le bon sens des oies, nous allons nous soutenir les uns les autres de la même manière.